jeudi 27 novembre
Happy BDay
Me voilà, depuis 7h10 ce matin, âgée de dix-sept années.
A la question : qu'est-ce que ça fait ? Comme d'hab, je réponds rien. L'an prochain peut-être que le sentiment sera différent avec la majorité, mais là c'est une journée comme les autres, à part le fait qu'on reçoit pleins de cadeaux :)
Un sac et un porte-monnaie Monsieur Jack (cf Tim Burton), un assortiment collier/bracelet/boucles d'oreilles étoiles, un Tshirt violet, des produits de corps au chocolat et une bague Morgan (un anneau large, gravé de "je t'aime" en italien, français, anglais et grec).
Et des tonnes de textos également, donc le premier à minuit dix.
Ca fait plaisir toutes ses attentions. Mais je trouve ça dommage que parfois, cela n'arrive que ce jour-là. On devrait tous les jours pouvoir avoir une pensée pour ceux qu'on apprécie, et le leur dire principalement. J'aime trop ces preuves d'affection.. et j'ai la chance d'avoir plusieurs personnes qui me rappellent régulièrement que je compte pour elle.
Ceci dit je déteste prendre de l'âge. Je sais bien sûr que je suis pas sortie de l'auberge.. au bout d'un moment je ne le fêterais plus du tout je crois.
mercredi 26 novembre
Les quelques futilités du jour :
- épreuve de bac en sport ce matin. Matière : badmington. J'ai gagné mes deux matchs, dont un contre une de mes amies. C'est pas évident quand même d'être en compétition avec un proche ! On aura les résultats en juillet. Avec le reste. Donc faut attendre... sadiques.
- j'ai récupéré mes lunettes. Ca fait du bien, mais en même temps bizarre. J'avais oublié ce que ça faisait, de voir tout en relief et tout net. Un peu de temps pour se réaccomoder fut nécessaire. Ceci dit, je n'ai plus mal à la tête, ce qui est un bon point.
- demain c'est mon anniversaire. Je déteste mes anniversaires, et paradoxalement j'aime le fêter. Parce qu'ainsi je peux réunir plusieurs personnes qui me sont chères et passer du temps avec eux. J'aimerais aussi une fois au moins avoir une fête surprise.. Mais c'est pas demain la veille.
Autrement rien à dire de particulier. Mon humeur est égale à la normale, je ne suis pas malade malgré le froid intense qui règne dans mon petit patelin. La neige tombe mais ne s'accroche pas. Mes cheveux sont impossibles à coiffer. Je ne dors pas beaucoup et je ressens les effets de manque. Et j'ai pris du poids.
Hallelujah
mardi 18 novembre
Louise, attaques-moi encore
Arrache-moi les yeux, Que je ne puisse plus voir
Arrache-moi les mains, Que je ne puisse toucher
Arrache-moi les ongles, la douleur jusqu'au bout bout des doigts
Arrache-moi le cœur, Que je ne puisse plus avoir peur
Arrache-moi la tête, Que je ne puisse savoir
Arrache-moi les oreilles, Que je ne puisse t'entendre
Arrache-moi les... La douleur jusqu'au bout de moi
Arrache-moi le cœur
~
Cette possibilité de tout pouvoir oublier et ne pas ressentir serait une solution de facilité à laquelle j'apprécierais céder. Tout simplement empêcher mon regard de s'adoucir à ta seule vue. Que mon coeur ne trépigne plus. Que ton odeur sorte de ma tête, qu'elle cesse de me hanter et de me faire réagir s'il t'arrives de passer trop près. Que j'arrête de vouloir tuer celles à qui tu souries et avec lesquelles tu ris.
Et même lorsque je pourrais avoir l'occasion de te parler, je laisse filer la chose.
Parce que ton regard vert d'eau n'est pas soutenable et que ma moindre tentative de le soutenir balaye dans ma tête la moindre trace de raison. Tout simplement venir, te prendre dans mes bras et te dire bonjour contre ton oreille. Te sentir autour de moi et contre moi. Parce que certes je t'aime passionément, que personne d'autre n'a eu la place que tu as occupé et que tu occupes encore, mon Ange.
Je ne veux plus bondir dès que j'entends une autre t'appeler par ce surnom que je t'avais trouvé, un jour où j'étais avec toi et où tu m'a souris en me disant que cela te plaisait et que tu étais contente. Je voudrais te provoquer, te faire réagir, n'importe quelle action qui me permettrait d'arriver à te parler correctement et directement. Te voir t'énerver.. Juste savoir qu'encore un peu je peux avoir une influence sur toi.
La moindre entente de ta voix, même quelques notes, est pour moi plus difficilement soutenable que la vue de l'un d'eux dans le plus strict appareil.
Pardon si je te fuis, je ne parviens pas à demeurer près de toi sans broncher. Tu ne sais l'effet que tu me fais, et j'en suis l'unique responsable.
La lâcheté est un défaut répréhensible.
Mon Ange, sans toi rien n'a plus jamais été pareil.
Seule elle sait me faire relever la tête..
Ouf
Je peux enfin respirer. Les examens sont finis, et jusqu'au vacances de Noël ça devrait être plutôt calme au lycée. Ca fait du bien.
Je pense très souvent à l'année prochaine en ce moment. L'an prochain je déménage, ne pouvant faire les études que je désire aux alentours de chez moi, j'irais m'établir à Lyon en appartement avec une ou des amies (ce n'est pas encore bien définis). Les choses vont changer. Encore dépendante de papa/maman au moins d'un point de vue financier, mais plus libre quand même. J'ai hâte, et en même temps quitter le monde dans lequel je suis établi depuis bientôt dix-sept ans fait un peu peur. Comme tous ceux qui en sont passés par là bien sûr. Mais mon impatience couvre largement cette inquiètude. Le début d'une véritable indépendance qui ne fera que se renforcer au fil des ans. La machine est lancée.
Mais j'ai encore un peu de temps pour penser à tout ça ; )
lundi 10 novembre
Nounourze et les garçons
Qu'on se le dise, j'apprécie la compagnie masculine. Que les gens se mettent dans la tête que ce pas parce qu'on est lesbienne qu'on ne veut plus rencontrer de garçons. Le soucis c'est que les amitiés filles/garçons tournent parfois dans un sens qu'on ne souhaitait pas forcément. Dans mon cas, là, j'en ai assez. Plusieurs de mes amis proches de sexe dit dominant m'ont fait des avances. Dont l'un d'eux que j'ai vu grandir, de deux ans mon cadet, et dont je me suis toujours occupée comme une grande soeur parfois un peu trop possessive. Et bien quand celui-ci vous dit qu'il veut "te rouler une pelle" (dixit le jeune homme), ça fait bizarre.. Déjà pour le vocabulaire, et ensuite parce que vous sentez bien que quelque chose s'écroule. J'y croyais moi, peut-être trop naïvement mais j'y croyait à ces amitiés. Et je ne penses pas non plus avoir fait quoique ce soit pour qu'elles dérivent. Trois fois qu'on me fait le coup, trois fois que je réponds non car avant toutes choses il s'agit de garçon, et ensuite ce sont des amis, voire des frères pour deux d'entre eux. Alors je le dis, je ne comprends décidément pas les hommes. On dit les femmes compliquées, mais il n'y a pas que nous. Je ne suis jamais arrivée à en cerner un... Et quand ils vous tombent tous dessus en même tems, il y a de quoi être perdue. Il y a vraiment des moments où je les éradiquerait tous, rien que pour le regard qu'ils peuvent nous lancer et que je trouve si incongrue. Mais lorsque je fais la connaissance de l'un d'entre eux qui est sympathique, avenant et qui n'a pas l'air de flirter, je suis contente de voir que je me trompe et que je peux m'en faire un ami. Malheureusement, ça finira toujours par déraper. Et on perd un ami que l'on croyait fiable et sans ambiguité. Je ne comprends pas les hommes, et à quelque part, je me dis que ça m'est égal car je n'aurais pas à vivre ma vie avec eux, même s'il est impossible que je n'en sois pas entourée quand même. J'aimerais assez être tranquille, s'il vous plaît
samedi 08 novembre
Parce que quand même.. je veux en parler
Le besoin d'écrire quelque chose de plus personnel se fait sentir.. Egalement celui d'en parler, parce que je me perds et que j'aimerais des conseils et avis extérieurs. Je ne suis pas douée avec les êtres humains, on a beau me dire l'inverse et que je sais être prévenante, satisfaisant les désirs de mes proches avant qu'ils en fassent la demande, je suis profondément égoïste ce qui me rend parfois bien imperméable face aux pensées de mes interlocuteurs.
Il y a une fille. Celle avec qui je suis partie à Paris et celle avec qui j'ai passé la majorité de mes vacances d'été. Je ne la connais depuis pas bien longtemps, et on a jamais été très proche jusqu'à cette année. Mais à force de la voir, de passer du temps avec elle et de se parler, ce qui devait arriver, est arrivé.
Ce n'est pas moi la première qui ai dit qu'elle était belle. C'est connu de tous, elle fait craquer la terre entière avec sa frimousse. Les garçons sont unanimes, de même que les filles qui reconnaissent en souriant qu'elle est adorable.
Mais voilà. Je suis d'accord avec ça moi aussi, et même d'avantage. Amoureuse ? Je n'irai pas jusque là.. Très attirée en tout cas. Mais c'est pas évident comme situation. Etant amies, on se parle beaucoup et on aime passer du temps ensemble. Deux filles qui sont amies peuvent faire un nombre de choses incroyables ensemble, mais lorsque l'une d'elle est lesbienne, ça devient plus compliqué. Sauf qu'elle ne le sait pas.
Il nous est arrivé d'aller faire les boutiques. C'est pas tenable de la voir déambuler en bustier ou en robe, d'autant plus quand elle me regarde et qu'elle me demande "ça me va bien ? t'es sûre ?". N'ayant pas la possibilité de lui faire comprendre disons de manière moins conventionelle, je ronge mon freint en souriant et en acquiescant. Elle m'a dit plusieurs fois que j'étais "trop mignonne" avant de me prendre en photo en riant. Elle m'a comparé au chaton d'une de nos amies en disant que j'étais pareille dans le sens où j'avais l'air adorable mais que je mordais dès qu'on me touchait. Elle veut qu'on habite ensemble en septembre. Elle me dit que je lui manque, elle m'envoie des messages pleins de tendresse. Elle a des petites attentions et me fait des cadeaux.
Ca fait beaucoup à endurer pour des hormones d'adolescente. Je suis perdue avec elle, elle me destabilise complétement. J'essaye de ne pas me faire de faux espoirs mais c'est compliqué.
Et puis d'un autre côté, je me prends parfois à rêver.
Je ne m'en sors plus
mardi 04 novembre
Yosh
Oui oui, je suis impardonnable pour le temps que je mets à faire un article. Que dire, la motivation, le temps, l'idée ne sont pas toujours au rendez-vous pour permettre une telle action. Bien que son ampleur soit on ne peut plus modeste (j'ai un doute sur l'orthographe de cette expression...).
Bien, les dernières nouvelles seraient peut-être les bienvenues ? Je m'étais arrêtée à avant les vacances de toussaint il me semble.
Depuis il y eut le premier repas de classe des TL de l'année, qui s'est très bien déroulé et qui m'a permit de me rapprocher de personnes que je connaissais mal parmis mes condisciples. J'ai même eu droit à un brin de conversation et à quelques touchers avec Laure. Vous savez, cette jeune fille qui fut mon amie la plus proche et avec qui je me suis méchamment brouillée il y a de ça deux ans. Et que depuis je suis jalouse dès que quelqu'un s'approche trop de son corps. Possessive ? Oh si peu..
Il y a également eu la soirée chez Clara, où on a passé la journée du lundi à cuisiner. C'était bien marrant ! Et on a réussit notre affaire puisque tout le monde s'est régalé. Et le soir on a jouer au jeu du Loup-garou que je ne connaissais pas, mais qui est amusant à condition d'être une grande bande comme on l'était (10 environ), et encore ! Ensuite on a fait une séance de spiritisme avec une planche de oui-ja. Je ne débattrais pas là-dessus, mais le verre à bouger et nous a répondu. Après à vous de voir si vous y croyez ou pas. Moi en tout cas, oui.
Et puis ce fameux WE que Clem et moi attendions depuis cet été.. La Chibi Japan Expo à Montreuil pour 3 jours de culture japonaise et de shopping.. J'ai dépensé 150€ en babioles inutiles. J'ai assisté au concert de Jam Project et de Jelly Beans. J'ai fait des Free Hugs avec une bande d'agités du bocal. J'ai fait des photos. J'ai eu mal aux pieds. Je me suis perdue dans le métro parisien. Et je me suis rapprochée de Clem, ce bout de femme qui me fait craquer au-delà du possible. Un WE vraiment vraiment exceptionnel. Je suis une otaku, j'ai été dans mon élément pour la première fois, entourée de geek et nolife dans mon genre (bon là, j'exagère) et ça fait vraiment du bien. J'espère que ce ne sera que le début d'une longue liste de conventions..
jeudi 16 octobre
Hey
Je suis toujours là, très occupée mais présente à l'appel.
Etre en terminale c'est fastidieux.. Et les congés sont pris par les devoirs et les amis. Mais je posterais tantôt un vrai grand article. Sur ce, à bientôt ;-}
jeudi 09 octobre
Parce que Mag' c'est la meilleure
Pourquoi je ne supporte pas qu'on me touche ?
Toucher quelqu'un, cela suppose une certaine intimité, un lien avec l'autre. Ne serait-ce que le simple serrage de main ou la bise. C'est un signe de politesse qui nous ouvre, comme un petit mot pour dire "bonjour bienvenue, je suis prêt à parler avec toi".
Même ça, j'ai du mal. Je ne suis pas tactile, je ne ressens pas le besoin d'être en contact physique avec les personnes. Ca me met mal à l'aise. Instinctivement, j'ai un mouvement de recul. Comme un chat qui ne voudrait pas être carressé. Que ce soit avec mes plus proches amis ou ma famille, je n'aime pas. En dehors des relations d'ordre amoureuses ou tout du moins de désir ou d'une certaine attirance, je ne montre pas mon amitié par mes gestes. Pour moi c'est d'avantage des actes, des mots et des pensées qui vont montrer mon attachement.
Pardonnez-moi donc les gens, si je réagis parfois vivement si vous entrez dans mon espace vital. Une certaine distance est plus confortable à mes yeux.
Je n'ai pas l'âme d'un bisounours....
^_^
*Sigh*
Beaucoup de boulot en ce moment. Interrogations, préparations et révisions. Jusqu'ici tout va bien, mes notes sont bonnes et je n'ai pas de problèmes à faire le travail qu'on attend de moi. Même si je suis agacée de voir que ce que j'ai mis longtemps à faire n'est pas regardé par le prof alors qu'il avait insisté sur l'importance de l'exercice. Qu'importe, cela m'entraîne toujours un peu. Pleins de choses s'imposent à moi ces derniers temps, me reviennent comme d'entêtantes litanies s'installant dans mon esprit qui doit être fort confortable étant donné le temps qu'elles y passent. Suis-je repartie pour faire un article où se succèdent les idées sans sens et sans transitions ? Peut-être bien.
Je suis chauffée à bloc. La moindre parcelle de velours titille ce qui l'est déjà beaucoup. Entre elle qui me fait rêver, et l'autre qui me dit des mots si doux que j'en crèverais. Pas possible. Ivresse sans gueule de bois. Auto-pression, y arriverais-je ? En suis-je simplement capable ? Les autres disent que je cartonnerais fin juin, moi je n'en suis pas sûre. Mag' m'a conseillé de voir un psy, je suis pour. Mais mes darons n'y prêtent pas attention. Je dois me contenter de cet homéopathe que je ne supporte pas et de cette acupunctrice dont les aiguilles sont des amies de génie. Marre. Je ne le dirais jamais assez. Je doute, je suis sceptique. La philo dit que le scepticisme est le penchant pervers du relativisme. Gosh. Pourrais-je arriver à être trilingue ? Je sais pas. Je verrais. M'enfin.. ça passe si vite d'un autre côté. Ma clepsydre devrait ralentir un instant pour me laisser souffler.
Mais je sais que je peux faire certaines choses, que je suis capable moi aussi. Peut-être pas autant que je le voudrais, peut-être plus que ce que je crois. Laissons l'adolescence se passer pour aviser l'après. Le pendant est déjà préoccupant. Alors voilà. Ce sera tout.
Amis(es) du soir, bonsoir.



